Le sous sol est argilo-calcaire. A noter que dans cet ouvrage, il est relevé au niveau météorologique que des brouillards sont fréquents et que l’Aubois entretient une humidité malsaine pour les habitants. Il faut se figurer que l’Aubois n’est pas dans sa configuration actuelle et que les passages à gué de Pruniers, de la rue de l’Abreuvoir, de la rue de l’Ile devaient entraîner la stagnation des eaux qui s’étendaient à chaque passage à gué sur plusieurs centaines de mètre carré. De grands aménagements furent réalisés avec la création des moulins de Pruniers, de Jouet et du Fournay, ce qui permis la retenue des eaux et son maintien au niveau que nous connaissons aujourd’hui.

La création du Canal de Berry modifia encore plus l’aspect du village. C’est d’ailleurs à cette occasion que la Commune changea de nom mais nous verrons cela un peu plus loin.

 Maintenant après la Géographie, l’Histoire :

 Il faut vous figurer Jouet il y a bien longtemps, lorsque la commune n’était qu’un hameau de quelques dizaines de maisons. A cette époque, Dompierre était paroisse et dépendait du diocèse de Nevers ; les évêques de cette ville y possédaient leurs résidences. Nous faisions partie du Nivernais. L’église de Dompierre était construite sur un tumulus, la mettant à l’abri des crues de la Loire qui, à cette époque, s’étendait jusqu’à cette paroisse. Cette église fut détruite. Les registres portent jusqu’en 1757. C’est à cette date que disparaît le titre nominal de paroisse. Cette suppression coïncide avec la création de celle de St-Germain qui n’était à l’époque qu’une simple chapelle 

(St-Germain : paroisse avant de devenir commune, mais nous y reviendrons plus tard).

Jouet, au cours des temps, eu un orthographe différent.

Joïet en 1176. Il existait à l’époque une métairie dénommée Grangia de Johannet puis Johet en 1193. Au XIIème siècle, 1176, le village possédait au nord une chapelle dite chapelle St-André (située face au 49 de cette rue) ; celle-ci a conservé une partie du pignon oriental où est une fenêtre en cintre rond taillé dans une seule pierre. Dans le grenier de la maison qui remplaça cette chapelle à la révolution, furent trouvées en plus de la porte deux statues, l’une de St-André avec sa croix en sautoire, l’autre d’un évêque inconnu. Ces statues comme une grande partie de celles de l’époque furent décapitées. A noter que lors de travaux au siècle dernier, quelques sarcophages mérovingiens furent trouvés dans la cour. Tout près de cette chapelle était formée une île par les deux bras de l’Aubois.

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